En guise de préambule, nous devons hélas rappeler que les accidents de la route sont la première cause d’accidents mortels du travail. Survenus tant sur le trajet entre le domicile et le lieu de travail que dans le cadre du travail, ces accidents peuvent toutefois être évités. 

C’est pourquoi prévenir le risque routier devrait être pour vous, en tant que directeur ou responsable de la flotte automobile, une priorité. 

Si mettre en place une fiche de suivi pour chaque véhicule de votre entreprise est déjà un bon début, établir un plan de prévention des risques routiers (PPRR) vous permet d’officialiser votre engagement et vos actions quant à la protection de vos salariés. 

Comment mettre en place votre PPRR ? Notre explication en seulement 2 temps !

Faire l’état des lieux / Évaluer les risques

Il serait bien peu sage d’établir un plan d’action alors que vous n’avez pas connaissance de tous les risques auxquels sont exposés vos salariés. 

On administre pas un médicament à un patient sans connaître la maladie qui l’affecte. Il en va de même pour votre plan de prévention. 

Commencez donc par faire le point sur : 

  • Les déplacements de vos salariés, en tenant compte des conditions réelles de conduite (type de trajet, durée, types de véhicule, état du trafic, conditions de la route et de la météo…) 
  • La planification et la raison des déplacements (dans quel cadre, organisation, fréquence, motifs) 
  • Lister les salariés exposés (aussi bien pour les trajets domicile-travail en voiture que pour les trajets dans le cadre de leur exercice) 
  • Analyser les accidents de mission déjà référencés (dégâts matériels et corporels, raisons, coûts, etc) 

Toutes ces précisions doivent figurer dans votre document de prévention. N’hésitez pas à impliquer vos salariés dans la conception de ce dernier, car le plan d’action destiné à limiter les risques routiers les concernent directement. 

Choisir vos mesures de préventions… et les appliquer ! 

Votre plan d’action s’appuie principalement sur le document unique ainsi que sur votre évaluation des risques. Elle concerne 4 grands axes liés à la gestion et l’organisation de vos salariés et de vos véhicules. 

Gestion des déplacements professionnels 

Tout déplacement professionnel doit être soigneusement préparé à l’avance par l’entreprise. Quelques conseils pour l’optimiser et réduire les risques : 

  • Ne faire se déplacer vos équipes que lorsque cela est vraiment nécessaire
  • Privilégier des modes de déplacements aux risques limités (transports collectifs) 
  • Limiter l’usage des deux roues pour préférer celui des quatre-roues
  • Limiter les distances quotidiennes parcourues ou la durée de conduite pour un seul conducteur

Gestion des véhicules

Pour ce qui touche à la gestion des véhicules, la limitation des risques se fait par le biais du choix du véhicule en fonction de la mission :

  • Le véhicule choisi doit être aménagé et équipé en fonction des besoins des personnes et des charges devant être transportés.
  • Par mesure de sécurité, la partie habitacle de conduite et la partie chargement doivent être séparés.
  • Dans la partie réservée au chargements, ces derniers doivent être solidement arrimés et bien répartis pour éviter tout déséquilibre.
  • La puissance du véhicule doit être adaptée au chargement. 

Communication lors des déplacements

Il s’agit ici de déterminer un protocole de communication sans danger pour vos salariés. lorsque ceux-ci sont sur la route.  

Tout d’abord, nous recommandons de sensibiliser ces derniers aux dangers du téléphone au volant via des journées de prévention mais aussi des stages thématiques. 

Vous pouvez également établir quelques règles fondamentales : 

  • Autorisation de communiquer seulement lorsque le véhicule est à l’arrêt
  • Enregistrement d’un message d’accueil sur la messagerie
  • Renvoi automatique des appels 
  • Etc.

Formation de vos salariés 

Après avoir vérifié que vos employés concernés sont tous détenteurs d’un permis B valide, il vous revient la responsabilité de compléter leur formation. 

En effet, la conduite de certains véhicules requiert des compétences précises (véhicule de transport à charges lourdes, transport de produits dangereux, etc) ou certaines techniques de conduite en fonction des types de route.

Enfin, il s’agira également de sensibiliser vos salariés à des thématiques comme l’éco-conduite, le danger des substances illicites au volant, etc. 

Sources :

INRS

Securité-routiere.gouv.fr